Artistes adresse Index nominum adresse Gentian Bourdonnoys    
 
Gentian BOURDONNOYS ou BOURDONNOIS
(actif à Paris entre 1560 et 1583)
e nom de cet artiste est mentionné pour la première fois dans l’Estat des officiers du Roy de 1560 : « A Gentien Bourdonnoys, vallet de chambre de la Royne, mère du dict sieur. L l. t. » Il apparaît ensuite dans les comptes de l’Escuirye de la Royne, mère du Roy, pour l’année commancée le premier jour de janvier mil cinq cens soixante quatre, et finye le dernier jour de décembre ensuyvant, cinq cens soixante cinq, d’où il résulte qu’il suivit la cour durant trois mois, d’avril à juin 1565 :
 
« A Gentian Bourdonnoys, nouveau painctre de la Royne, la somme de trente solz tournoys, à luy ordonnée, pour la despence de son cheval durant les six derniers jours de ce dit moys [avril], laquelle despence la Royne a commandé estre deresanvant comptée par chacun moys pendant que ledict peinctre sera à la suitte de Sa Majesté, laquelle somme luy a esté payée en vertu dudict cahier, cy XXX s.
A Gentian Bourdonnoys, peinctre, la somme de neuf livres V s. t. à luy ordonnée pour la despence de son cheval durant ledict moys [mai] qu’il a esté à lad. suitte, à raison de IX solz par jour, cy IX l. V s. t.
A Gentian Bourdonnoys, peinctre de lad. dame royne, la somme de IX liv. t. à luy ordonnée pour la despence de son cheval durant cedict moys [juin] qu’il a esté à lad. suitte, à raison de IX solz par jour, cy IX l. V s. t. »
   Dans une quittance datée du lundi 17 février 1567 il est dit « peinctre et vallet de chambre » de Catherine de Médicis et il est payé 200 l. t. par an.
   La même année il passa au service du roi, tout en restant le valet de chambre de la reine mère. Domicilié en Gascogne, au Port-Sainte-Marie, il ne venait à Paris que pour faire son service de quartier. Le 31 juillet 1567, est enregistrée la donation mutuelle de Gentian Bourdonnoys, « painctre du Roy et varlet de chambre de la Royne mère dud. sieur, demeurant au Port-Saincte-Marie en Agenois, païs de Gascongne, de present estant à Paris pour aller en court faire service de son quartier », et de Jeanne de Gouget, son épouse.
   En 1570 il touchait 180 l. t. en tant que valet de chambre de la reine mère. En 1572 il reçut d’elle un don de 50 livres tournois en testons de 12 sols 6 deniers « en faveur de ladite dame et considération des services qu’il luy a faicts en son estat ». Son nom apparaît dans les comptes pour la dernière fois en 1583, parmi les Varlets de chambre : « gentian bourdonnois IXxx l. t. ».
   Aucune œuvre ne peut être attribuée à Gentian Bourdonnoys et on ignore jusqu’à sa spécialité.